Se libérer du passé

Deuils, traumatismes, déménagement, rupture amoureuse, changement de vie, reconversion professionnelle, enfance douloureuse, schémas répétitifs…

Pourquoi certaines personnes vivent des traumatismes ou des expériences de deuil et s’en relèvent alors que d’autres n’arrivent pas à passer le cap ? Comment retrouve-t-on l’énergie quand elle nous a quitté, quand on se sent terrassé ou assailli? Comment font ceux qui trouvent la force de se relever face à l’inacceptable ? Comment font ceux qui utilisent leur expérience comme moteur et la transforment en force ? Souvent les émotions et les sentiments se superposent comme les couches d’un oignon.

« Faire le deuil « au sens large, c’est digérer le passé, une expérience, un évènement, pour:

se nourrir de ce qui nous construit, préserver ce qui est important ou utile, abandonner tout ce qui est inutile, ce qui nous bloque, nous détruit. Il ne s’agit donc pas d’oublier ni de nier, mais d’utiliser une expérience pour se construire différemment en l’intégrant de manière utile, en accord avec ses valeurs.

Pour cela, plusieurs étapes:

reconnaitre ce que l’on a vécu et ce que l’on vit

Aller à la rencontre des sentiments que l’on vit, les écouter, leur donner de la place, c’est leur permettre d’exister. Que disent ils ? Une peur ? Un besoin inexprimé de protection, de sécurité ? Que racontent-ils ? Un lien d’amour ? Un oubli de soi ? Prendre conscience des liens qui nous attachent au passé permet de prendre en compte les différentes facettes d’un vécu, répondre aux besoins qui n’ont pas été entendus, et c’est déjà reprendre le contrôle sur la manière de les vivre. C’est aussi découvrir les trésors cachés par la douleur. Posez vous cette question: Qu’est ce que ça raconte de beau sur vous d’avoir voulu garder ce passé, cette douleur?

Y puiser les forces et la beauté

Beaucoup de gens voient de la faiblesse dans l’incapacité à se libérer du passé, de la culpabilité ou de la malchance dans l’épreuve vécue. Mais ils ne regardent pas la force incroyable qu’il a fallu pour traverser les épreuves jusque là et pour continuer a vivre. Il faut se rendre compte des ressources insoupçonnées qu’on a mis en œuvre pour être encore vivant. Les reconnaitre à leur tour permet d’apprendre à s’appuyer dessus. Et regarder ce qui peut en naitre. Parfois une épreuve va dessiner une nouvelle mission de vie, ou faire naitre une énergie acharnée. Par exemple une personne victime de violence va s’engager dans des associations de défense d’autres victimes.

Généralement à ce stade, quand une personne est capable de reconnaitre et de remercier une épreuve, c’est qu’elle l’a digéré.

L’hypnose aide à questionner l’ inconscient, à trouver les ressources incroyables qui sont ne vous, à revisiter son passé avec une vision plus large, bienveillante et respectueuse de soi. L’hypnose permet de remonter à la source tout en douceur; comment ai-je appris à fonctionner comme ça? qu’est ce qui fait qu’une telle situation a pu arriver dans ma vie? L’EFT et le RITMO vont apaiser de manière parfois spectaculaire des événement particulièrement émotionnels. Ils permettent aussi de s’autonomiser sur la gestion des émotions au quotidien.

Pour démêler une pelote de laine il faut commencer par un petit bout, franchir une montagne commence par un petit pas.

En hypnose nous restons en contact permanent avec la partie bienveillante et protectrice de vous et lui permettons d’exprimer ses besoins. Il suffit parfois d’un petit levier pour faire basculer un gros rocher, d’un petit déclic pour transformer une croyance. D’autres fois il faut prendre le temps. Il est question de s’écouter, de se respecter.

Les évènements traumatisants

Qu’il y ait eu un événement traumatisant ponctuel ou des micros traumas répétés, dans l’enfance par exemple, nous prenons garde d’aborder les choses en douceur. L’inconscient qui est là pour vous protéger met de lui même en place des garde-fous, des protections, et ne plongera pas dans ce qui n’est pas bon pour vous. Il a d’ailleurs des outils très efficaces comme la dissociation (se sentir coupé de ses émotions ou de soi même), l’amnésie (impossible de se rappeler l’évènement ou des parties de sa vie), la peur des éléments qui ont été associés aux traumas (peur d’une casquette rouge, de l’eau, d’une odeur…). Oui, ce sont bien des protections qui servent à ne plus revivre de tels évènements. L’inconscient a sa logique reptilienne, et met tout en place pour vous protéger. Un certain nombre de peurs peuvent par ailleurs générer des comportements avec lesquels on ne fait pas toujours le lien. C’est pourquoi il arrive qu’en travaillant sur une peur du vide ou un arrêt du tabac, on remonte à des évènements traumatiques.

Vous pouvez d’abord remercier votre inconscient de sa protection, il vous a permis d’être là aujourd’hui. Mais quand ces protections deviennent des barrières, des freins, des phobies, voire nous empêchent carrément de vivre, on va chercher à rediscuter les conditions. On apaise, on soigne, on revisite avec douceur les traces encore présentes avec l’hypnose ou l’EFT. Et en même temps : on trie, on garde ce qui peut être utile, on met de coté ce qui ne l’est pas. On propose par exemple à l’inconscient de mettre en place une vigilance mesurée, à la hauteur du danger, mais pas encombrante. On prend bien soin de rassurer toutes les parties de vous qui sont concernées, en tenant compte de leurs besoins.

Quand les traumas sont répétitifs et lointains, ils ont généralement inscrit des apprentissages très profonds, et généré des croyances sur soi, comme « je n’ai pas le droit d’être heureux », ou « je suis incapable »…. Ces apprentissages se manifestent dans différents domaines de la vie (au travail, en amour…). Travailler dessus peut permettre de changer des pans entiers de sa vie, voir les choses sous un jour nouveau, de se réaliser plus complètement.